Ce sang discret qui fait battre son cœur
« Un moteur sans huile n’est qu’un très joli presse-papiers. »
vieux proverbe d’atelier, probablement prononcé un soir de pluie autour d’un vieux whisky très tourbé.
L’heure de la vidange est arrivée
Il arrive toujours ce moment solennel où, face à une voiture ancienne, chiffon à la main et regard perdu dans le vague, l’on se pose cette éternelle question :
« Quelle huile pour graisser Mamie ? »
Très vite, un consensus surgit dans les conversations de garages, de rassemblements et de comptoirs : la fameuse 20W50. Prononcée avec le sérieux d’un médecin prescrivant un remède universel, elle semble convenir à tout ce qui possède des pistons, une âme mécanique et quelques fuites d’huile « parfaitement normales ». Comme disent les Anglais avec un flegme admirable : “If there’s no oil under the car, there’s probably no oil in the car.”
Mais pourquoi cette huile plutôt qu’une autre ? Pourquoi certaines mécaniques anciennes refusent-elles les huiles modernes comme un Anglais refuse un thé tiède ? Pour répondre à cela, il faut entrer dans le fascinant mystère du graissage moteur en téléchargent le document.
